Psychothérapie et psychanalyse : quelles différences ?

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La psychothérapie et la psychanalyse servent toutes deux à accompagner des personnes en souffrance psychique ou en questionnement. Toutefois, elles diffèrent dans leur déroulement et dans leur visée.

La psychothérapie

La psychothérapie est une démarche de réflexion et de questionnement sur un mal-être, un symptôme, des difficultés à vivre. Elle se déroule en face à face. Elle permet d’apaiser une situation douloureuse (deuil, séparation, etc.), ou de débloquer un point précis et d’y trouver des réponses. Plus généralement, la psychothérapie permet aussi de retrouver un équilibre de vie. En d’autres termes, en psychothérapie on vise le retour à l’état de bien-être que le patient connaissait avant un événement précis, ou qu’il juge suffisant pour pouvoir continuer son chemin. La psychothérapie se termine donc lorsque le patient estime avoir trouvé les réponses qu’il cherchait et un apaisement aux souffrances qu’il éprouvait.définition psychothérapie

D’autres en revanche expriment un questionnement plus profond sur leur fonctionnement psychique. Nous sommes alors vraiment dans une psychothérapie analytique, où l’on creuse pour mettre du sens sur ce que le patient vit. Cette forme de psychothérapie est à la frontière de la psychanalyse, sans en être une véritablement. Mais ce désir de se questionner de manière plus poussée est souvent un premier pas vers l’entrée en analyse.

La psychanalyse

La psychanalyse, quant à elle, est une forme de psychothérapie plus profonde. Elle considère l’être dans sa globalité et son outil de travail est l’inconscient. La psychanalyse se différencie de la psychothérapie du fait que l’analysant exprime un désir de savoir. Savoir comment il fonctionne, comment son histoire l’a façonné, et comment vivre avec cela. C’est ce désir qui est le moteur de la cure analytique, et non le souhait d’aller mieux comme en psychothérapie. Ce désir permet à l’analysant d’accéder à la position de Sujet, c’est-à-dire capable de vivre sa vie sans la subir, d’en être acteur et responsable.

En analyse, le patient est allongé sur le divan. De ce fait, il n’a plus à se soucier du regard de l’analyste, et apprend à ne plus avoir besoin de se soutenir de l’image de celui-ci pour avancer. Il se soutiendra à la place de sa propre parole et de ses associations libres, qui lui permettront d’opérer petit à petit une transformation profonde de lui-même. C’est en parlant que l’analysant découvre et trouve une issue à ses conflits inconscients.

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